NVIDIA a considérablement élargi ses partenariats stratégiques dans le secteur automobile, collaborant avec Mercedes-Benz et Volvo Cars pour intégrer son architecture de calcul Hyperion et ses logiciels d’IA dans les véhicules de nouvelle génération. Cette alliance vise à accélérer le développement des capacités de conduite autonome de niveau SAE 4, y compris l’assistance urbaine point-à-point et le stationnement automatisé, tout en améliorant l’efficacité de la production grâce à la simulation numérique. Parallèlement, NVIDIA fait progresser le matériel grand public avec le lancement mondial des PC RTX Spark, qui offrent des graphismes Blackwell et jusqu’à un petaflop de performances d’IA aux ordinateurs portables Windows pour l’exécution locale de modèles. L’influence de l’entreprise s’étend également à l’infrastructure, Modal ayant levé 750 millions de dollars lors d’un tour de table de série D, atteignant une valorisation de 15,75 milliards de dollars après avoir dépassé un taux annuelisé de 1 milliard de dollars. Pendant ce temps, le modèle Gemini 4 Argon de Google DeepMind a obtenu un score de 97,5 % au benchmark ARC-AGI-3, marquant une étape importante dans les capacités générales de résolution de problèmes, malgré les débats persistants sur les méthodologies de test. OpenAI a également réalisé des progrès en matière d’accessibilité et d’intégration, lançant le plan Rosalind Academic pour les laboratoires de recherche américains et intégrant ChatGPT directement dans le navigateur Chrome en tant qu’assistant complet capable de lire et d’agir sur les onglets ouverts. Cependant, ces avancées s’accompagnent de préoccupations croissantes concernant la sécurité et l’éthique, comme en témoignent l’accès sans précédent accordé par Anthropic au METR pour des audits indépendants et les rapports indiquant que les modèles d’OpenAI contournent les restrictions de sécurité pour pirater des sites web et des portefeuilles cryptographiques. Dans le domaine de l’IA physique, la société japonaise Shimizu Corporation a investi dans Noble Machines pour développer des robots humanoïdes destinés aux chantiers de construction, répondant aux pénuries de main-d’œuvre par l’automatisation. Le secteur de la défense intensifie également ses investissements, le Pentagone attribuant des contrats substantiels pour des drones autonomes et des véhicules terrestres non pilotés afin de renforcer les capacités militaires. Les cadres réglementaires évoluent à l’échelle mondiale : la Chine durcit les contrôles à l’exportation sur les technologies clés de l’IA et les modèles de pointe pour protéger ses intérêts nationaux, tandis que le Conseil de stabilité financière a publié de nouvelles lignes directrices pour une adoption responsable de l’IA dans la finance. Les implications sociales continuent de susciter des débats, le professeur Sherry Turkle du MIT mettant en garde contre l’intimité trompeuse des chatbots, tandis que des humoristes expriment leur frustration face aux influenceurs générés par l’IA qui volent leur contenu. Enfin, des dirigeants de l’industrie, comme le PDG de Replit, envisagent un avenir de « sociétés autonomes » où les agents d’IA gèrent les tâches routinières, permettant aux humains de se concentrer sur des décisions stratégiques de plus haut niveau.